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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 20:59


24 heures de Saint-Fons (69) du Samedi 11 au Dimanche 12 avril 2009

Après une nuit relativement réparatrice, et malgré une excitation persistante toute la journée du vendredi (veille de course), je serais intenable jusqu'au coucher ; je me lève néanmoins le sourire aux lèvres, et une joie exaltante m'anime. Je sais pertinemment que cette épreuve est terriblement éprouvante et usante, tant physiquement que moralement.

Ce qui est génial, c'est que cette fois ce 24 heures à lieu pendant le long week-end de Pâques, et donc je vais pouvoir récupérer le lundi.
Mes petites sont en vacances avec leur papounet, et même si elles me manquent, je suis soulagée de me dire qu'en rentrant chez moi, je vais pouvoir me reposer.

Ce sont deux points positifs qui m'aideront pendant cette course, car sur les précédents 24 heures, je me demandais comment j'allais pouvoir travailler le lendemain, tant la fatigue était présente, et comment j'allais pouvoir m'occuper de mes petites.

Il est encore tôt ce samedi matin, et pourtant la température extérieure est très douce.
La question ne se pose même pas pour moi, ma tenue de départ (débardeur, short).

Nous arrivons Serge et moi, sur le stade que je connais par cœur, travaillant à 2 kilomètres et étant mon lieu de passage pour rejoindre mon travail, cet endroit est aussi mon terrain d'entraînement, voire de prédilection, lorsque je ne vais pas au travail en courant. 

Il faut savoir que ce 24 heures est très bien organisé, le dossard contient une puce électronique et il nous en fournisse 2 que nous pouvons mettre par avance sur un autre maillot pour ma part, il est accroché à une ceinture afin de pouvoir me changer facilement sans m'embêter avec les épingles à nourrice , un panneau d'affichage comptabilise chaque passage et des officiels contrôle le bip à chaque passage, que la boucle fait 1000 mètres et des poussières, le terrain est varié, pelouse, sable, bitume. Un gymnase est à notre disposition avec des matelas pour ceux qui veulent se reposer, des douches, des toilettes très propres (enfin au début !) Mr.Red . Des tables pour poser nos sacs, à l'extérieur des coins pour poser nos affaires personnelles (boisson ou autres « sporténine » etc…)
Alain CORGIER qui est un des principaux fondateur ainsi que christine GUELFO sont tous deux des champions de France des 100 km.
Il donne de bons conseils sur le site (alimentation, entraînement etc…) , dont le lien est ci-dessous.
L'ambiance est aussi géniale, et nous y retrouvons des habitués qui viennent de la France entière. Je fais un coucou à Gilles, ainsi qu'un autre runner qui a fait le 24 de Saint-laurent du Pont que j'ai fait en septembre, je retrouve Christian et un coureur qui a fait le 24 heures du Pontet ainsi que le vainqueur du Pontet venu faire les 6 heures cette fois, son épouse fait le 24 heures mais en marchant (il l'a soutiendra pendant tout se temps), Pascale qui est organisatrice des 6 heures de Mures course au profit des autistes qui a lieu au mois de mai et vainqueur il y a deux ans de ce 24 heures.

Je ne suis pas sure que mon organisme tienne le choc. Didier que je retrouve régulièrement sur les trails longs que je fais en été, et qui a fait le marathon des sables sponsorisé par Renault truck en ayant l'idée de vendre des tee-shirts techniques avec un logo représentant une fenêtre arabe ouverte sur le désert avec un coureur.
Ah, il y a aussi la légion étrangère, comme l'année dernière qui est venue cette fois avec du renfort  . D'après les inscriptions il ce trouve des coureurs avec de hautes performances au-dessus des 200 km. Le premier réalisera 243 km, et quelques...
Je me réjouis de les revoir, et nous discutons de diverses choses.
Stéphane mon ami du travail arrive, nous nous préparons et la dernière heure avant le coup de pistolet passera très vite.

Nous faisons quelques photos souvenirs, le gardien du stade avec qui j'ai sympathisé va trouver Serge pour lui dire que je suis sa Vénus (ouf je l'avais dit à Serge) et que lorsqu'il me voit arrivé au loin avec la frontale en hiver il croit que je suis un ange (non, non ! moi c'est la peste). Les photographes aussi immortaliseront ce 24 heures, cette année un animateur est présent, ainsi qu'un journaliste de la revue (VO2 max) qui est venu suivre cette épreuve, il prendra un nombre incroyable de photos à différents passages et à divers moments., de tous les coureurs. Un homme tout à fait charmant, qui plus est.  

Allez c'est parti ! Stèf s'isole complètement, il a une allure très rapide pour ce premier 24 heures, je fais quelques tours avec lui, pour lui conseiller de lever le pied. Le soleil est apparu pour le départ et il fait chaud et très chaud dans l'après-midi. Je le sermonne un peu comme un bébé « bois beaucoup, mange, etc…), pas moyen, il est dans sa bulle je le sens, alors je lui laisse donc faire son expérience.
Serge est en pleine forme, il tourne à une bonne allure entre 10.5 et 11 km à l'heure.
Pour ma part, j'y vais plus tranquille, le kilo en 7 minutes soit 8.6 km/h pendant plusieurs heures. Je bois tous les deux tours, j'alterne, boisson énergétique, eau plate, eau gazeuse, je mange aussi tous les 2 tours, et j'alterne sucré, salé, un abricot sec, riz au lait, pain d'épice surtout pas de pâtes de fruits (trop sucré), et mini toast avec du jambon, vache qui rit, saucisson, je mangerai des pâtes 2 fois, une à 14 heures et une autre le dimanche à 7 heures du matin, j'aurais mangé au moins 5 barres énergétiques powerpunch, et du gâteau malto, et pendant mes moments de grandes difficultés j'ai consommer des gels, soit en totalité 4, et à partir du 100è kilos. 
J'observe un peu les gens qui tournent, je repère Katia 3 ème l'année dernière avec 189 kilos venue cette année avec coach ou entraîneur,… un petit bout de femme (Maria) qui a réalisé 195 kilos déjà sur un 24 heures, une femme aussi Flo championne de grands trails qui a fait la diagonale des fous etc... Les jeux sont faits et mon but est de dépasser mon chrono seulement et uniquement, je m'ôte une pression mentale. Je reste réaliste quant à mes objectifs, je me suis donnée à fond sur le marathon de Clermont-ferrand (merci Yo), et je sais que l'organisme ne récupère pas aussi facilement que l'on pense. Donc ces 180 km qui s'affiche dans mon esprit et que j'aimerai tant réaliser me paraisse loin, très loin SOIT  à 180 km. Pourtant je vais me concentrer sur les personnes que j'aime pour pouvoir les atteindre, ils seront mes « boosters ». 

J'ai chaud, très chaud et je ne suis pas étonnée de découvrir dès le lendemain des coups de soleil sur les épaules et sur les joues qui demeures bien rouges aussi. Embarassed 
Un premier coup de fatigue arrive au bout de deux heures de course, un peu de panique en moi, et je me demande comment je vais tenir 22 heures encore. Au bout de 3 heures j'ai mal aux jambes, les mains sont gonflées par la chaleur, mes pieds aussi, ils chauffent et surchauffent, des ampoules énormes gonflent d'un coup d'un seul, j'appuie fortement mes pieds parterre afin de les éclatées, ouille! affraid mais cela marche j'ai déjà testé sur d'autres courses.
Presque tous les coureurs sont équipés de manchons « booster » ou de chaussettes dans le même style. Je pense que ce n'est pas un effet de mode, mais des progrès techniques pour améliorer la circulation du sang. Il y a même un monsieur qui a mis un manchon sur un seul mollet, (flûte j'ai oublié de lui demander à la fin de la course, dommage !). 
Bon, je donne des détails mais cela peut servir pour les futurs « vingtquatreuriens ».
Je prends donc un doliprane toutes les 5 heures, pas d'aspirine (pas la bonne période féminine) scratch un sporténine toutes les heures.
Pour ma part, à partir du 100e, comme j'en ai marre, toutes les excuses sont bonnes pour aller à l'intérieur, aller aux toilettes, et je me masserai les jambes tous les 10 km. Blabla, avec des gens venus me parler, je décide de rester très sociable avec tout le monde, un petit sms par ci par là, et hop je suis contente de retourner sur cette boucle. Les premières font leur course, ne rentrent pas à l'intérieur, écoutent les conseils et les directives ainsi que les encouragements de leurs coach . Etrange, je ne les reconnais plus, elles sont devenues des "machines à avaler des kilomètres" j'ai l'impression, pas un mot, la lutte est lancée et elles se tiennent à un tour près, des unes des autres, en les voyant je reste impressionnée et admirative de ces championnes. 
Bon, il est vrai que j'aimerai pouvoir réaliser ce qu'elles font, mais chaque chose en son temps et selon mes possibilités de plus je veux progresser doucement. 


Par ailleurs mon corps est la tente qui abrite mon âme sur cette terre quand même, je ne veux pas trop l'abîmer, bien que je lui impose des souffrances terribles à chaque fois, et le lendemain j'ai la sensation d'avoir été meurtrie, oui c'est le mot, … meurtrie.
e vais rencontrer des gens charmants, dont un papi qui rêve de faire le marathon des sables, mais son épouse, ne veut pas, il dit me reconnaître et me cite des courses effectivement où j’étais présente, et là immédiatement je pense à 13M. Je penserais souvent à différentes personnes du forum, d’une part Serge à le débardeur sur le dos, (le mien est foutu au premier lavage), d’autre part, plusieurs font partis des gens que j’affectionne tout particulièrement, en relation plus proche en MP, ils se reconnaîtront. A leur actuelle, nous avons un problème sur la ligne téléphonique et nous n’avons plus internet.

Je passerai le 100 kilos en 11h40, habituellement c’est en 12 heures, je suis contente de cette progression mais je ne sais pas si c’est une bonne chose, en fait je ne sais pas trop ce qu’il faut faire sur un 24 heures.

Cela devient dur, la nuit est là ! Stèf n’en peux plus, il a des ampoules, plus envie de courir, des débuts de crampes, il a froid, je le retrouve avec un caleçon long, un coupe vent, et moi je crève de chaud en petite tenue, il me fait remarquer que je peux me dénuder plus, morte de rire, bah si mais sur un 24 heures de nudistes (je rigole évidemment ce ne sont pas mes pratiques du tout, bon chacun fait comme il veut ceci dit). Il marche, et il ira dormir un plus peu plus tard et j’irais le border, gentiment il me maudit, de lui faire goûter ce plaisir qu’est le 24 heures et je lui retourne le compliment du marathon de Lyon où il m’a inscrit (dans 2 semaines).
On rigolera comme 2 pilons. Mon ami Thierry, vient me voir à 2 reprises, l’après-midi et la nuit, c’est super sympa, je m’arrête pour papoter un « brison » (un peu). Je pense que j’ai perdu un peu la boule, car je ne lui ai jamais parlé comme çà, je délirais complet en ricanant, je lui ai dit que j’essayais toutes les ruses pour démoraliser le moral des troupes, que maintenant je cherchais des peaux de bananes , il m’a dit qu’il me débiterais toutes les âneries que j’ai dites mardi au boulot, je vous rassure il a commencé aujourd’hui lundi 13 avril, je suis morte de rire. Les pompiers des usines passeront 2 fois aussi, dont une en pleine nuit avec la sirène et les lumières bleues plein feux ! Quelle ambiance quand même, c’est génial.
Des amis de mon ancien club viendront eux aussi à plusieurs reprises, la moindre des choses est de les saluer et de prendre des nouvelles, et je fais mine de rattrapper le "beau légionnaire" pour les amuser un peu.
Merci à Pierre venu en bécane des Monts d’or, le samedi et le dimanche pour l’arrivée.
Il a demandé à un légionnaire de m’encourager tout le temps et je vous assure qu’il a tenu sa promesse, je le sais car je lui ai demandé comment il me connaissait m’appelant par mon prénom, ...mon ami avait fait les présentations en douces. C’est terrible, je n’avance plus ! J’ai une contracture au mollet droit, sans doute un souvenir du marathon de Clermont-ferrand, elle ne passera pas et me bloque lorsque j’essaye d’aller plus vite, ce sont ces minis foulées qui me fatiguent j’aimerais tant dérouler et je sens que c’est possible, mais non ! tant pis et je sais que tout peut basculer très rapidement au moindre problème. Je me décide quand même malgré cet handicap de faire des tours plus rapides et de m’arrêter à chaque tours pour boire ou manger . et bien je vais trouver cette technique super, je déroule comme je peux mais , j’ai moins mal aux jambes mais le mollet tire mais le tour passe vite aussi…. je me détends au ravito. Il faut que j’atteigne 150 km à 5 heures du matin, il m’a donc fallu 7 heures pour réaliser 50 kilomètres. Là, je prends conscience que je peux faire les 180 un rapide calcul, il me reste 5heures pour faire 30 kilomètres .
Je vais régulièrement aux toilettes, et j’ai l’habitude de regarder mes urines pour voir si je bois suffisamment, elles sont claires, et je suis rassurée, je peux même m’asseoir, alors que les autres fois, c’est une hantise de rester en suspension au dessus de la lunette et de ne plus pouvoir se relever. affraid Je suis très satisfaite de la gestion tant au niveau alimentaire que boisson.

Je vais délirer avec un des gars de la légion, qui fait son premier 24 heures, et qui trouve que l’âge des coureurs est élevés et pourtant pas vraiment il y a aussi deux jeunes de moins de 30 ans, le vainqueur homme est jeune et plein d’autres pourtant, les femmes catégories sénior aussi et il me dit qu’il n’y a pas beaucoup de nanas à draguer… bon je ne dis pas la suite (pas obligée de tout dire, non plus) les femmes ont leur jardin secret Mr. Green , je l’entraîne pour qu’il se remette à courir, il fera quelques mètres avec moi, je lui montre que courir en marche arrière est pas mal, et je lui dit qu’il existe des 24 heures en courant de cette façon, cette fois il nous prend vraiment pour des « débilos » euh surtout moi, et il ne veut surtout pas réitérer cette expérience.
Je me suis bien marrée avec lui, et il m’a assuré qu’il ne me « matais » pas lorsque je le doublais. Question 

Bref, ce sont les anecdotes quand même qui mettent du piment sur ces courses, je ne joue pas la gagne aussi c’est pour ça. Alors, je reviens vers vous avec ce monsieur dont l’épouse ne veut pas qu’il fasse le MDS, je m’arrête donc au ravito, plusieurs goulées de boisson énergétique, et je vois ce coureur soutenu par un monsieur de l’organisation, je le regarde et immédiatement j’ai vu qu’il allait « verser » ! J’ai couru comme une folle (même pas mal) pour aller chercher les secouristes, je ne peux oublier son regard sur moi, juste avant de tomber dans les pommes, les secouristes essayaient de le soutenir, je leur suggérer d’aller chercher un brancard immédiatement, et qu’ils devaient le coucher, de suite ils y sont aller promptement.

Je revois ce monsieur sur le terrain quelques heures après qui m’a remercié chaleureusement, les secouristes m’ont remercié aussi, mais purée ! c’est tout à fait normal ! Il finira en marchant toute la nuit accompagné de son fils. Les 12 heures ont pris le départ à 22 heures, les 6 heures en même temps que nous. Je ferais plusieurs tours avec la première femme (enfin je croyais) (Flo) qui est un peu à la rue je la sentais en difficulté et je ne pensais pas que Serge était en concurrence avec toutes ces dames, accompagnée de son coach, je me place devant elle et l’encourage gentiment, pour ma part, j’accélère mais trop, j’écoute le coach la booster du mieux qu’il peut. Je me retrouve seule avec lui 5 minutes, et je lui dit qu’à l’arrivée elle risque de tomber dans les pommes, elle était blanche comme un linge, je me suis permise de lui dire qu’ils allaient la tuer de la pousser comme cela, effectivement à l’arrivée elle est partie dans les vaps, bon apparemment c’est normal de fonctionner de cette façon lorsque l’on est encadré, bah ma foi… J’ai pas mal de choses à apprendre…
Moi, je veux bien un coach ! Mais alors tout en douceur avec moi, je lui conseille sinon je ... pleureje fais pipi parterre, je l'embrasse pour le déstabiliser. Mr.Red 
Malgré mes écouteurs, je sens le sol vibré, je reconnais Serge qui tape vraiment des pieds, je pensais que lui aussi c’était transformé en tyranosaure avec ses pattes musclées.
POUM, POUM, Morte de rire.

Que vous dire de plus, des encouragements fusent, je pense que ce sont des amis à Martinev de kikourou, « allez Sylvie cours , tu le peux ! » je marchais et je ne voulais plus rien d’autre, viiii peut-être mais je vais en guise de réponse à chaque fois je fais 1 avec mon doigt, il me reste une heure pour faire 1 kilomètre. Je décide de regarder le classement général et je me vois 14ème sur 80, Waouh ! Une joie immense m’anime, mon record est la portée de mes pieds. Je me revois sur le marathon de Clermont, et la même joie 2 semaines après sur de l’ultrafond. Un monsieur m’encourage tout particulièrement et il me dit qu’il est en ligne avec Forest, et je lui dit de lui faire un gros bisou de ma part , je suis ravie de cette nouvelle, mais je ne comprends plus rien, là ! Oui FORESTINOU du fofo, mais c’est qui ce monsieur qui me connaît et FOREST ???

Ils décomptent les 10 dernières secondes pour la dernière minute ou il faut courir à fond pour comptabiliser les derniers mètres. Ensuite, nous devons rester immobilisés sur le parcours et attendre que quelqu’un récupère notre dossard.

Je retrouve Serge hyper heureux, et il le peut, pour cette performance réalisée,en lutte pour ne pas se faire battre par les femmes (hum, macho va !).

La remise des prix se fera dans la joie, tout le monde est heureux, les premières sont fatiguées, et c’est normal, vu le nombre de kilomètres réalisés.
Je me sens bien, pas d’hypoglycémie, de bonnes couleurs, bon la jambe droite à reçu !
Vivement quand même un bon lit et pouvoir m’endormir dans les bras de Morphée.

En tous les cas, si un jour je fais un 24 heures réellement pour un objectif plus élevé, je demanderais à mes amis de ne pas venir sur les lieux pour éviter les arrêts, je mettrais mes affaires dehors pour ne pas rentrer dans la salle, je ne prendrais pas de portable pour textoter (pas facile pour moi). Je mettrais des couches pour ne pas aller aux toillettes . Meuh ! mêê ! je rigole !
Je ne parlerais à personne, euh pas possible pour moi.
L'année prochaine si dieu le veut, je viens en tenue camouflée pour déconcerter la légion aussi! et surtout je pars plus vite.
181 km et des brouettes

Un nouveau record sur ce 24 heures de saint-fons qui a eu lieu

le 11 et 12 avril 2009

 

BOISSY Sylvie avec 181,433 km

 

5e femme

 

14e au classement général sur 80.

 

http://www.sportnat.com/cosfATHLE/cla2009.htm

 

 

 

http://www.runinlive.com/live/info/ultra-24-heures-de-st-fons-80-coureurs-se-lancent-dans-la-grande-ronde.html

ULTRA : 24 HEURES DE ST FONS 
80 coureurs se lancent dans la grande ronde 


 

Samedi à 10 heures, plus de 80 passionnés d'ultra vont se rassembler à Saint-Fons et tourner sur un anneau mesurant 1000,38 mètres, durant 24 heures. Dans l'attente du reportage complet, à base de textes, d'interviews et de photos, en ligne sur Run In Live dès mardi matin, voici un entretien avec Alain Corgier, le directeur de course.


 

. Comment sont nées les 24 heures de Saint-Fons ?

- Avec Christine Guelfo, la présidente de la section athlétisme du club omnisport de Saint-Fons, on organisait la corrida de Saint-Fons. Elle faisait 8 km. Un jour cette épreuve a dû s'arrêter et on s'est demandé par quoi la remplacer. Ensemble, on avait participé à un 24 heures et l'ambiance de ce type d'épreuve nous avait plu. On avait trouvé ça vraiment sympa. Alors, on s'est dit, pourquoi ne pas en organiser un.

 


. Combien mesure le circuit ?

- Il mesure 1000 mètres et 38 centimètres. Une seule année nous avons réussi à avoir une boucle d'un km. Ensuite, avant l'épreuve l'officiel de la Fédération a tenu à ce que l'on déplace légèrement une barrière, parce qu'il s'était rendu compte que les coureurs ne prendraient pas au plus court à un endroit, d'où ces 38 cm de plus. En fait, il s'avère très difficile de parvenir à construire un circuit qui mesure précisément un km. Et on ne va pas arrondir. Par exemple, 38 centimètres multipliés par 200, ça fait 76 mètres qui pourraient avoir leur importance, si un concurrent se rapprochait d'un record de France.


 

. Quel est le nombre d'inscrits ?

- Jeudi, on en était à 80, mais ce n'est pas terminé. Des coureurs vont s'inscrire au dernier moment, soit une heure avant le départ fixé samedi à 10 heures. Dans le milieu de la course, il y a toujours des gens qui attendent la dernière minute pour se décider.

 


. Quels sont les favoris ?

- Christophe Laborie avec un record à 218 km, Philippe Collard, vainqueur de l'édition 2008 avec un score de 230 km et Fred Chantat, notre Poulidor à plus de 210 km. Côté féminin, il faudra compter avec Sylvie Boissier, victorieuse en 2008 et également aux alentours des 210 km. Donc, on peut espérer de belles performances. 

. En 10 ans d'existence, l'épreuve a dû connaître des évolutions ?

- Aux débuts, il n'y avait qu'une dizaine de coureurs à l'arrivée. Le nombre de participants a commencé à augmenter, dès que nous avons pris le label régional. Aussi, les coureurs bénéficient désormais du chronométrage par puce et d'un tableau de pointage électronique. A chaque passage sur la ligne, s'affichent leur position et leur kilométrage.


. Cette année, 23 courses de 24 heures sont inscrits au calendrier. Quelle explication apporter à ce phénomène ?

- D'abord de mon point de vue, les 24 heures doivent beaucoup au trail. Le trail prend de l'ampleur. Notamment les trails longues distances et ça, ça s'est fait au détriment des 100 km. Les coureurs qui prennent l'habitude de souffrir en trail et de vouloir toujours plus au niveau de la distance, lorsqu'ils décident de se lancer un défi sur route, ils privilégient les 24 heures. D'où une augmentation des pratiquants. Et il s'agit de coureurs que l'on ne connaissait pas. Cette année à Saint-Fons, 80% des inscrits viennent pour la première fois. Ensuite, il y a l'ambiance. Maintenant, de plus en plus de coureurs visitent des forums et ils remarquent qu'outre la recherche de la performance, les intervenants évoquent toujours l'atmosphère unique aux 24 heures et plus particulièrement, son aspect familial. Enfin, les 24 heures restent synonymes de liberté. Seuls les meilleurs ne s'arrêtent jamais. Les autres gèrent leur effort comme ils l'entendent. S'ils se sentent trop fatigués, ils peuvent aller dormir, avant de repartir. Donc, ça s'adresse à un spectre très large de coureurs. Ce n'est pas comme sur un marathon ou un 100 km, où une fois que c'est parti, il faut aller au bout d'une traite, ou bien abandonner. 


 

. Vu que l'épreuve est rôdée, pourquoi ne pas postuler afin d'organiser les championnats de France ?

- On y avait pensé. Mais à la lecture du cahier des charges, nous avons renoncé. A l'époque il s'agissait de francs et nous ne voulions pas verser 1500 francs à la FFA. Pour nous, il était hors de question de sortir autant d'argent pour organiser une épreuve. On préfère que les coureurs bénéficient de cette somme. Cependant, les coureurs nous demandent de nous lancer et comme un jour les 24 heures de Saint-Fons s'arrêteront, avant de mettre la clé sous la porte, pour remercier les participants, qui nous ont tant apportés, on va postuler. Peut-être en 2010, si aucune organisation n'a été désignée.


 

. Pourquoi avoir ajouté en plus des 24 heures, les 12 heures et les 6 heures ?

- Pour répondre à la demande des coureurs. Nous sommes à 3 semaines des championnats de France prévus à Séné et courir les 6 heures peut permettre de conclure sa préparation, dans les conditions d'une compétition.


 

Propos recueillis par Christophe Rochotte

 

Accueil

 


Merci à ce charmant coach qui parle de moi selon les termes suivants :

  

 

Bonjour Sylvie,
Encore bravo, je suis pas vraiment nouveau sur le forum, par contre j'ai perdu mes codes donc jack26 passe à Jack..  
Belle course, en arrivant à ta foulée, j'ai même dit que tu serais la personne qui risqué de nous poser des problèmes pour la victoire de Maria pale 
Ensuite j'ai découvert que 3 filles étaient à plus de 10 de moyenne, et que Maria avais plus ou moins respécté les allures affraid un poil trop vite quand même, donc gestion de sa course, des temps des autres, etc... 
Si je peux me permettre tu as un gros potentiel, et j'ai compris aussi la foi.
Te gérant toute seule chapeau !!
Maintenant si tu évites de laissé filer des précieuses minutes tu as 200 km, en pensant plus à l'encadrement, etc...
En tout cas Bravo !! à toi et aussi à ton Mari, qui à trouver de superbe ressource pour repartir à un moment ou flo est passé.
Sportivement

SYLVIE BOISSY 
24 heures sur 24 avec Dieu 


Profondément croyante Sylvie Boissy, 5ième féminine avec 181,433 km, poursuit à travers l'ultra sa quête spirituelle.

Comment es-tu venue aux 24 heures ?

En fait, j'ai débuté la course, il y a 7 ans. J'ais commencé par un 10 km, puis un semi, un marathon, la SaintéLyon et les 24 heures. Ce week-end, c'était mon 5ième. 

Qu'apprécies-tu dans cette discipline ?
Je pense que je ne m'arrêterai pas là. J'aimerais essayer des 48 heures, des 6 jours, ou des épreuves comme le marathon des sables. En fait, plus j'augmente la durée de l'effort, plus j'ai l'impression de repousser plus loin mes limites physiques et mentales. J'aime tester mon corps.

Au plan mental, jusqu'où cela va-t-il ? Est-ce que cela relève du spirituel ?
Tout-à-fait. En courant, je me sens en communion avec Dieu. A l'occasion d'un 24 heures, je prie pour les uns et les autres et pour moi-même. Quand un concurrent s'est évanoui, j'ai prié pour lui. Durant l'épreuve je n'ai pas besoin de parler. Je m'isole complètement.

Mettrais-tu les 24 heures sur le même plan qu'une retraite spirituelle ?
Pas forcément. Ma foi n'est pas si compliquée, même s'il est vrai  que je vis avec la présence de Dieu 24 heures sur 24.

A quand remonte ce trip mystique ?
Depuis l'enfance. Mes parents étaient protestants. J'ai reçu l'enseignement, mais par moi-même, j'ai vécu des expériences avec le seigneur et j'ai conscience qu'il est réellement vivant.

C'est-à-dire ?
En course, je lui demande par la prière qu'il m'apporte sa force pour aller jusqu'au bout. Dans la bible sont rapportés les propos suivants de Jésus : « Faites appel à moi pour tous vos besoins. Les petits, comme les grands. » Donc, je mets en application cette promesse biblique.

Comment procèdes-tu ?
Je prie le Christ et je sais qu'il m'écoute. Je puise ma force en lui et j'obtiens son soutien.

S'agit-il d'un dialogue ? T'est-il arrivé qu'il te réponde ?
Il y a 15 jours, j'ai couru le marathon de Clermont-Ferrand et au 30ième km, j'ai ressenti une contracture au niveau des mollets et j'ai craint de souffrir de crampes terribles. J'ai demandé au Christ qu'il m'envoie sa force et j'ai cette voie intérieure qui m'a dit : « Je t'ai placée deux échardes dans tes mollets, pour que tu apprennes l'humilité, mais tu arriveras à faire ton chrono. » J'ai réussi à atteindre mon objectif, avec cette douleur dans les mollets, qui grâce au soutient du seigneur, ne se sont pas transformées en crampes. Je tiens à souligner, que cela ne se passe pas au niveau de la vision. Je sens la présence de son esprit et je ne pourrais pas dire la voix qu'il a. En fait, c'est comme si le message qu'il m'adressait, se gravait en moi. Dans ces moments-là, même s'il y a du monde autour de moi, je suis complètement isolée. De toute façon, le coureur d'ultra même s'il est entouré, il vit la solitude du coureur de fond. On est seul avec sa douleur, mais moi croyante je parviens à me retirer en esprit.

N'as-tu pas l'impression, que plus une épreuve durera longtemps et plus tu pourras aller encore plus loin dans ta communion avec Dieu, d'où ce désir de prendre part à des 48 heures par exemple et de te retrouver dans la spirale du toujours plus ?
Je n'avais pas pris conscience de ça, je pense que tu as mis le doigt sur quelque chose de juste. Plus le temps de course s'allonge, plus je peux passer de temps avec Dieu et plus je peux communier avec le Christ. 

Christophe Rochotte

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Sylvie Cartoux

  • : Le blog de sylviesportetfoi.over-blog.com
  • : Un trophée ne constitue pas la réussite en elle-même, ne représente pas les progrès de l'apprentissage, les muscles endurcis par les heures d'efforts, ni le courage ou l'endurance de chaque jour. Ce n'est qu'un symbole de réussite, une preuve externe de notre valeur intérieure. Au mieux les trophées que nous avons accumulés nous aident à nous rappeler combien nous devons être reconnaissants envers Dieu pour ces victoires, nous encourageant à aller de l'avant.
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Ma Philosophie De Vie

  • Sylvie Ultra et Foi
  • je suis une simple femme passionnée de course à pied ayant  foi en Dieu et son fils Jésus aimant le goût de l'effort, des défis, de l'extrême, et qui fera toujours le maximum avec les talents accordés par Dieu.
  • je suis une simple femme passionnée de course à pied ayant foi en Dieu et son fils Jésus aimant le goût de l'effort, des défis, de l'extrême, et qui fera toujours le maximum avec les talents accordés par Dieu.

Texte libre 1
14867787.jpgapres
Prépa 100Km marathon de Marseille en 3h13,51s et 3e femme et 1e V1F.

    

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  Vitaminecot

Toutes les photos de mes courses sont ici : http://picasaweb.google.com/114680928489513782760
(Il faut simplement faire un copier / coller du lien dans votre barre de navigation http://)

10, semi marathon...



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Marathon de Rennes 2012 

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Lors du stage 100km

 

 


 

 

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RETOUR GAGNANT POUR MILLAU 2011

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Sylvie Retour Gagnant à Millau 




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Dans les kiosques JOGGING INTERNATIONAL nov 2010 N°313

"Article belle de Trail"

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2° femme, et 1° V1, Saintélyon 2011
 
 

 

 

                  
   

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Carte d'identité

Texte Libre 5
NOM:                                     CARTOUX
PRENOM:                             Sylvie
DATE DE NAISSANCE:     18 décembre 1969
LIEU DE NAISSANCE:       VILLEURBANNE (RHONE)
SITUATION FAMILIALE:     2 FILLES 
PASSE SPORTIF:                VELO, TENNIS DE TABLE, TENNIS EN COMPETITION (stages intensifs,  en finale du championnat du Rhône), KICK BOXING.
EMPLOI:   PREPARATRICE EN COMMANDE 
TAILLE: 1.64cm 
POIDS: 50 kg
MASSE GRASSE: 14%
MASSE MAIGRE (MM): 41,75 Kg
BMI: 18,81

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